Conseil n°1 : faites le projet tout seul, sans impliquer les métiers

Arriver avec une feuille de route toute prête sur comment fonctionne le service avec lequel vous allez travailler et des idées très arrêtées sur la façon de mener le projet sous prétexte que vous en avez déjà mené dans le même secteur d’activité, est un bon moyen de passer à côté du sujet. Si une démarche associée à des objectifs est essentielle,  il est aussi indispensable de s’adapter et de passer du temps à connaitre les métiers et leur fonctionnement.

Tout projet mené dans un service donné requiert d’associer les membres de ce service à ce projet. Cela est d’autant plus vrai pour un projet d’intelligence artificielle qui peut donner le sentiment au métier d’être sur un siège éjectable. C’est pourquoi, dans les projets OWI, nous demandons une contribution active des métiers qui va au-delà de la simple participation aux ateliers de travail.

Pour associer les métiers au projet, il est essentiel de bien définir ensemble, dès le démarrage du projet, les gains attendus avec la mise en place d’une IA dans leur service comme par exemple l’automatisation totale du traitement de 15% de leurs mails ou encore l’harmonisation des retours clients grâce à l’utilisation d’une base de connaissance de modèles de réponse. Pour rendre plus facilement perceptibles ces bénéfices par le métier, le recours à des outils de démonstration est par ailleurs très efficace.

Conseil n°2: cultivez le flou et ne partagez pas les informations

Un bon moyen également de saborder le projet est d’avoir un discours assez nébuleux sur les possibilités de la solution. Comme pour tout projet nouveau et qui plus est technique, il est utile de clarifier le discours.

Être transparent, dire ce qu’il est possible de faire versus ce qui ne l’est pas ou ce qui est envisageable pour plus tard etc… Ce qui n’empêche pas de se montrer ouvert et d’intégrer dans la roadmap produit les évolutions souhaitées par les clients.

Un autre point essentiel, c’est le partage des connaissances à travers l’organisation de formations. Les solutions évoluant régulièrement, il est primordial d’organiser une mise à jour des connaissances, un partage des bonnes pratiques etc… D’autant plus que les interlocuteurs métiers sont amenés à changer, ce qui rend le passage de relai assez sensible.

Conseil n°3 : s’éparpiller et rester hors sol

Enfin,  se perdre dans les différents mythes sur l’intelligence artificielle est un abime à éviter soigneusement.

En effet, une des spécificités de ce type de projet est le lot de fantasmes qui l’accompagne et auquel il faut répondre de façon claire en gardant à l’esprit tout au long du projet les objectifs fixés. Un discours clair comme évoqué plus haut va y contribuer, mais il convient aussi d’être vigilant sur le fait de garder le cap.

Pour cela, plus le projet aura été muri en interne chez le client au préalable, plus les chances de réussite sont fortes. C’est le cas d’un de nos clients qui s’était particulièrement préparé en amont, non pas en y passant des mois mais en partageant une vision commune de leurs objectifs et attentes du projet. Chez eux le projet a pu se faire très rapidement et en bon ordre de marche, principalement car ils avaient une idée claire de ce qu’ils voulaient. Ainsi, des règles précises ont pu émerger assez rapidement, or ce sont ces mêmes règles qui permettent à une intelligence artificielle d’être efficiente.

 

Rédactrice : Marie-Victoire Louboutin